« Le temps se mesure en heures, la vie en émotions. » (A. Curnetta)
Que dire du temps qui passe, de la vie qui avance et de ces multiples prises de décisions qui influencent, chahutent ou limitent notre liberté ?
Si vous lisez cet article aujourd’hui, c’est parce qu’un jour, deux personnes vous ont donné la vie, par choix ou alors, c’était la « surprise du chef », inattendue, inespérée. Pour certains, ce n’était peut-être pas le moment d’accueillir un enfant. Dans tous les cas, cela a considérablement modifié leur existence : décisions à prendre, responsabilités à assumer, nécessité d’adapter les horaires, le travail, … leur manière de vivre.
Et le chemin continue, les enfants grandissent, partent. Pour nous, devenus parents, c’est le moment de la séparation, c’est le moment choisi de prendre le temps pour retrouver un morceau de notre vie dont nous nous croyons être dépossédés, mettre de côté les bons et loyaux services rendus, entretenir nos relations, retrouver des activités à 2 ou 4 mains et non à 8 ou 10 menottes. C’est aux enfants, à leur tour, d’assumer leur vie. Leur départ nous fait penser au temps qui passe, et c’est à ce moment que « tamalou » s’invite dans nos gestes quotidiens.
Que dire et que penser de cette santé qui nous tient, de ces petits et gros bobos qui nous pendent au nez, de ce décalage entre ce que je voudrais faire et ce que je suis encore capable de faire, cette impression de vieillir avant l’heure. Choisir de veiller à ma santé, c’est décider de me tenir en forme, de me challenger et d’écouter mon corps.
Il arrive, malgré notre vigilance à nous garder debout, que la vie ne nous fasse pas de cadeau comme une maladie, un malaise professionnel, et c’est le choc : souffrance, dégénérescence, perte d’autonomie, dépression, suicide… Suis-je prêt(e) à accueillir la mort ?
Je voudrais trouver la meilleure ou la moins mauvaise réponse pour moi et pour mon entourage.
Je voudrais peut-être aussi les remercier de me laisser partir. J’ai besoin d’en parler et d’être écouté(e), d’être clair(e) et d’être en paix.
Et puis, il y a une petite lumière, là, qui m’attire. Est-ce que je peux donner la vie autrement, permettre à d’autres d’avoir une vie décente grâce au don d’organes ? Est-ce que cela donnerait du sens à ma vie ? Et a contrario, est-ce que je me sentirais libre, moi, de pouvoir refuser de recevoir un tel don ?
Créons-nous des domaines de liberté dans les contraintes imposées. Osons affronter et partager nos doutes, nos peurs, nos souffrances. Composons avec les circonstances.
Prenons le temps de dire, d’écrire à nos proches, dans le quotidien, dans la spontanéité, qu’on les aime et qu’ils comptent pour nous. Accueillons le moment présent, restons dans la rencontre, le partage et le dialogue.
Sentons-nous vivants !
Béatrice et Bruno

Pour les couples
• Me suis-je senti(e) libre de décider du nombre d’enfants que nous avons eus ? QSMS ?
• Est-ce que ma/ta santé est déjà venue me contrarier dans mes projets ? Comment ai-je vécu cette liberté contrariée ? QSMS ?
• QSMS à l’idée que je pourrais mourir sans pouvoir dire au revoir à ceux que j’aime ?
• Qu’est-ce que je vis quand je me projette dans une situation où je suis confronté(e) à la décision du don d’organes (accident, greffe, …) pour moi, pour toi, pour nos enfants ? Est-ce que je ressens le besoin d’en parler ?
• QSMS par rapport au fait que je pourrais choisir librement ma mort ?
• Les enfants s’envolent du nid (ou sont déjà partis) et font leurs propres choix. Quels sont les choix, les projets, les envies qui s’ouvrent à nous pour continuer à donner sens à notre vie ? QSMS ?
• Est-ce que ma peur de souffrir altère mon sentiment d’être libre ? Comment ? QSMS ?
Pour les personnes seules
• Est-ce que ma santé est déjà venue me contrarier dans mes projets ? Comment ai-je vécu cette liberté contrariée ? QSMS ?
• QSMS à l’idée que je pourrais mourir sans pouvoir dire au revoir à ceux que j’aime ?
• Qu’est-ce que je vis quand je me projette dans une situation où je suis confronté(e) à la décision du don d’organes (accident, greffe, …) pour moi, pour mes parents, pour un proche ? Est-ce que je ressens le be-soin d’en parler ?
• QSMS par rapport au fait que je pourrais choisir librement ma mort ?
• Je me retrouve seul(e). Quels sont les choix, les projets, les envies qui s’ouvrent à moi pour continuer à donner sens à ma vie ? QSMS ?
• Est-ce que ma peur de souffrir altère mon sentiment d’être libre ? Comment ? QSMS ?
« Le temps se mesure en heures, la vie en émotions. » (A. Curnetta)
Que dire du temps qui passe, de la vie qui avance et de ces multiples prises de décisions qui influencent, chahutent ou limitent notre liberté ?
Si vous lisez cet article aujourd’hui, c’est parce qu’un jour, deux personnes vous ont donné la vie, par choix ou alors, c’était la « surprise du chef », inattendue, inespérée. Pour certains, ce n’était peut-être pas le moment d’accueillir un enfant. Dans tous les cas, cela a considérablement modifié leur existence : décisions à prendre, responsabilités à assumer, nécessité d’adapter les horaires, le travail, … leur manière de vivre.
Et le chemin continue, les enfants grandissent, partent. Pour nous, devenus parents, c’est le moment de la séparation, c’est le moment choisi de prendre le temps pour retrouver un morceau de notre vie dont nous nous croyons être dépossédés, mettre de côté les bons et loyaux services rendus, entretenir nos relations, retrouver des activités à 2 ou 4 mains et non à 8 ou 10 menottes. C’est aux enfants, à leur tour, d’assumer leur vie. Leur départ nous fait penser au temps qui passe, et c’est à ce moment que « tamalou » s’invite dans nos gestes quotidiens.
Que dire et que penser de cette santé qui nous tient, de ces petits et gros bobos qui nous pendent au nez, de ce décalage entre ce que je voudrais faire et ce que je suis encore capable de faire, cette impression de vieillir avant l’heure. Choisir de veiller à ma santé, c’est décider de me tenir en forme, de me challenger et d’écouter mon corps.
Il arrive, malgré notre vigilance à nous garder debout, que la vie ne nous fasse pas de cadeau comme une maladie, un malaise professionnel, et c’est le choc : souffrance, dégénérescence, perte d’autonomie, dépression, suicide… Suis-je prêt(e) à accueillir la mort ?
Je voudrais trouver la meilleure ou la moins mauvaise réponse pour moi et pour mon entourage.
Je voudrais peut-être aussi les remercier de me laisser partir. J’ai besoin d’en parler et d’être écouté(e), d’être clair(e) et d’être en paix.
Et puis, il y a une petite lumière, là, qui m’attire. Est-ce que je peux donner la vie autrement, permettre à d’autres d’avoir une vie décente grâce au don d’organes ? Est-ce que cela donnerait du sens à ma vie ? Et a contrario, est-ce que je me sentirais libre, moi, de pouvoir refuser de recevoir un tel don ?
Créons-nous des domaines de liberté dans les contraintes imposées. Osons affronter et partager nos doutes, nos peurs, nos souffrances. Composons avec les circonstances.
Prenons le temps de dire, d’écrire à nos proches, dans le quotidien, dans la spontanéité, qu’on les aime et qu’ils comptent pour nous. Accueillons le moment présent, restons dans la rencontre, le partage et le dialogue.
Sentons-nous vivants !
Béatrice et Bruno

Pour les couples
• Me suis-je senti(e) libre de décider du nombre d’enfants que nous avons eus ? QSMS ?
• Est-ce que ma/ta santé est déjà venue me contrarier dans mes projets ? Comment ai-je vécu cette liberté contrariée ? QSMS ?
• QSMS à l’idée que je pourrais mourir sans pouvoir dire au revoir à ceux que j’aime ?
• Qu’est-ce que je vis quand je me projette dans une situation où je suis confronté(e) à la décision du don d’organes (accident, greffe, …) pour moi, pour toi, pour nos enfants ? Est-ce que je ressens le besoin d’en parler ?
• QSMS par rapport au fait que je pourrais choisir librement ma mort ?
• Les enfants s’envolent du nid (ou sont déjà partis) et font leurs propres choix. Quels sont les choix, les projets, les envies qui s’ouvrent à nous pour continuer à donner sens à notre vie ? QSMS ?
• Est-ce que ma peur de souffrir altère mon sentiment d’être libre ? Comment ? QSMS ?
Pour les personnes seules
• Est-ce que ma santé est déjà venue me contrarier dans mes projets ? Comment ai-je vécu cette liberté contrariée ? QSMS ?
• QSMS à l’idée que je pourrais mourir sans pouvoir dire au revoir à ceux que j’aime ?
• Qu’est-ce que je vis quand je me projette dans une situation où je suis confronté(e) à la décision du don d’organes (accident, greffe, …) pour moi, pour mes parents, pour un proche ? Est-ce que je ressens le be-soin d’en parler ?
• QSMS par rapport au fait que je pourrais choisir librement ma mort ?
• Je me retrouve seul(e). Quels sont les choix, les projets, les envies qui s’ouvrent à moi pour continuer à donner sens à ma vie ? QSMS ?
• Est-ce que ma peur de souffrir altère mon sentiment d’être libre ? Comment ? QSMS ?