Le temps de …

1 janvier 2020
Le temps psychologique : Définition de ce qu'est le temps

Parmi les thèmes qui ont été et seront abordés lors de ce Fil Rouge, le temps, notion abstraite, est le seul pour lequel nous ne disposons, pour le percevoir, d’aucun sens. Tout dépend dès lors de la perception forcément abstraite que nous nous en faisons et des effets que le temps pose sur nous, de la représentation que nous nous en faisons.

Saint Augustin nous dit : « Qu’est-ce donc que le temps ? Si personne ne me le demande, je le sais ; mais, si on me le demande et que je veuille l’expliquer, je ne le sais plus. »

Blaise Pascal, quant à lui, considérait que le temps fait partie de ces notions évidentes sur lesquelles tout le monde s’entend assez, mais néanmoins indéfinissables.Ainsi, le temps peut être divisé en ce temps précis, en ce temps qui dure et également en un temps imprévisible*.

Courir après le temps ou laisser le temps filer ? | Ain

Le temps réel, celui de l’action, est celui qui nous accapare le plus et qui nécessite de s’harmoniser avec les autres. Agendas trop remplis qui parfois se percutent mais qui parfois sont croisés afin de laisser du temps pour soigner notre relation, suite interminable de choses à faire, rythme scolaire, impatience, tension sur nos rythmes différents. Le temps réel est un vrai générateur d’émotions.

Octobre : carte brodée du dimanche - Mains brodeuses

De la durée, du temps qui s’écoule naissent les sentiments. Nostalgie devant ce temps qui s’écoule, devant les souvenirs. Saveur d’un temps de table qui s’étire, des amitiés qui durent, des souvenirs. C’est le temps de la construction de notre relation, le temps qui creuse notre lien, le temps de la persévérance. Entre mélancolie et espérance devant le passé et le futur, c’est le regard heureux sur le chemin qui fait d’aujourd’hui je suis qui je suis parce qu’il y a eu toi.

Enfin l’évènement est probablement celui que nous vivons difficilement. Il crée de l’inconfort, il est contrariant, agressif parfois. Il peut bousculer notre relation, nous faire perdre le contrôle mais il nous pousse aussi à prendre des décisions ou à ne pas vouloir à tout prix garder le contrôle.

Gestion du temps : l'art d'organiser ses rendez-vous astucieusement

La question des priorités à octroyer à notre agenda nous a révélé toute la diversité sur la manière dont nous gérons notre agenda. Si pour certains, l’agenda est géré de manière à laisser du temps libre, à ne pas laisser se chevaucher plusieurs activités, pour d’autre l’envie de vouloir laisser du temps à l’imprévu est bien présente voire même pour certains l’envie de le remplir par du possible.

Quant aux priorités, c’est également variable. L’agenda personnel peut primer sur l’agenda de couple qui devient alors une négociation pas toujours bien claire. Les enfants, les engagements sont tantôt placés en grande priorité (quitte à éclipser l’agenda personnel ou de couple) ; tantôt la famille, les engagements sont mis en queue de peloton. Bref, il y a des ajustements nécessaires. « Qu’est-ce que je vais changer » est bien dans l’air du … temps. Et comme nous le précise notre sage chenu : « L’agenda est une source de dialogue à l’infini »

De nos échanges sur le temps que nous prenons personnellement est ressortie l’idée que nous sommes responsables du temps que nous nous octroyons. Que ce soit pour lire, pour de la méditation, pour une balade à deux, ces temps ne sont bons que s’ils sont conscientisés. En en étant conscient, on élimine le passé et le futur pour être dans le présent, pour être présent. On peut également prendre du temps pour avancer sur des projets. Nécessité alors de s’accorder sur ce que je peux apporter et ce que j’ai à te demander.

Prendre du temps pour soi c'est capital - Blogue

Prendre du temps (bien différent de prendre son temps) peut aussi être source de tension si la gestion de nos temps est différente. Si je lis et que tu t’agites à côté, je vis de la culpabilité, je me sens égoïste. Et si je ne sais pas m’arrêter pour du « temps à rien » alors je m’épuise, je suis fatigué de courir après ce temps que je crois avoir. L’impression d’avoir gaspillé son temps, sentiment de dépit, apparaît alors même si je suis fier de ce que j’ai accompli.

Pour les personnes seules, l’impossibilité d’échanger son temps, d’équilibrer temps d’action et de repos, peut nous mettre « en bagarre avec ce temps ».

A l’unanimité, un moment de qualité dans notre relation c’est se regarder, se toucher, s’écouter, se livrer. « C’est se donner et recevoir. » Qu’il soit programmé ou pas, que notre relation soit bonne ou moins, il sera bien vécu s’il n’entre pas en concurrence avec des soucis, des pensées parasites, des contingences matérielles et psychiques. Quant aux manières de se l’accorder, c’est un peu chaque couple qui invente tout en remarquant que l’un est plus souvent à l’initiative. Et cela nécessite de la détermination, c’est une démarche volontariste que des raisons parfois bien futiles peuvent venir freiner.

Passé, présent, avenir, comme guide de nos choix de couple. Pour cette question, nous constatons que nous avons tous bien évolué au cours de notre vie. Le passé est généralement vécu comme un socle qui permet au présent de regarder vers le futur. Le passé est source de sécurité, il nous permet d’avancer sans regretter.Quand le futur se fait préoccupant, il nous décroche du présent, ce présent qu’il nous est souvent difficile de savourer.

Et de conclure : « Vivre vers l’avenir est mon présent … »

Et pour aller plus loin, quelques textes d’évangile :

Le royaume de Dieu est déjà parmi nous
Noces de Cana : « Mon heure n’est pas encore venue. » Jn 2 ;1-4
Les 40 jours dans le désert, Mt 4 ;2
La construction du temple en 3 jours, Jn 2 ;19

* Source : conférence du 17 février 2018 de Sœur Marie-Raphaël de Hemptinne

Le temps psychologique : Définition de ce qu'est le temps

Parmi les thèmes qui ont été et seront abordés lors de ce Fil Rouge, le temps, notion abstraite, est le seul pour lequel nous ne disposons, pour le percevoir, d’aucun sens. Tout dépend dès lors de la perception forcément abstraite que nous nous en faisons et des effets que le temps pose sur nous, de la représentation que nous nous en faisons.

Saint Augustin nous dit : « Qu’est-ce donc que le temps ? Si personne ne me le demande, je le sais ; mais, si on me le demande et que je veuille l’expliquer, je ne le sais plus. »

Blaise Pascal, quant à lui, considérait que le temps fait partie de ces notions évidentes sur lesquelles tout le monde s’entend assez, mais néanmoins indéfinissables.Ainsi, le temps peut être divisé en ce temps précis, en ce temps qui dure et également en un temps imprévisible*.

Courir après le temps ou laisser le temps filer ? | Ain

Le temps réel, celui de l’action, est celui qui nous accapare le plus et qui nécessite de s’harmoniser avec les autres. Agendas trop remplis qui parfois se percutent mais qui parfois sont croisés afin de laisser du temps pour soigner notre relation, suite interminable de choses à faire, rythme scolaire, impatience, tension sur nos rythmes différents. Le temps réel est un vrai générateur d’émotions.

Octobre : carte brodée du dimanche - Mains brodeuses

De la durée, du temps qui s’écoule naissent les sentiments. Nostalgie devant ce temps qui s’écoule, devant les souvenirs. Saveur d’un temps de table qui s’étire, des amitiés qui durent, des souvenirs. C’est le temps de la construction de notre relation, le temps qui creuse notre lien, le temps de la persévérance. Entre mélancolie et espérance devant le passé et le futur, c’est le regard heureux sur le chemin qui fait d’aujourd’hui je suis qui je suis parce qu’il y a eu toi.

Enfin l’évènement est probablement celui que nous vivons difficilement. Il crée de l’inconfort, il est contrariant, agressif parfois. Il peut bousculer notre relation, nous faire perdre le contrôle mais il nous pousse aussi à prendre des décisions ou à ne pas vouloir à tout prix garder le contrôle.

Gestion du temps : l'art d'organiser ses rendez-vous astucieusement

La question des priorités à octroyer à notre agenda nous a révélé toute la diversité sur la manière dont nous gérons notre agenda. Si pour certains, l’agenda est géré de manière à laisser du temps libre, à ne pas laisser se chevaucher plusieurs activités, pour d’autre l’envie de vouloir laisser du temps à l’imprévu est bien présente voire même pour certains l’envie de le remplir par du possible.

Quant aux priorités, c’est également variable. L’agenda personnel peut primer sur l’agenda de couple qui devient alors une négociation pas toujours bien claire. Les enfants, les engagements sont tantôt placés en grande priorité (quitte à éclipser l’agenda personnel ou de couple) ; tantôt la famille, les engagements sont mis en queue de peloton. Bref, il y a des ajustements nécessaires. « Qu’est-ce que je vais changer » est bien dans l’air du … temps. Et comme nous le précise notre sage chenu : « L’agenda est une source de dialogue à l’infini »

De nos échanges sur le temps que nous prenons personnellement est ressortie l’idée que nous sommes responsables du temps que nous nous octroyons. Que ce soit pour lire, pour de la méditation, pour une balade à deux, ces temps ne sont bons que s’ils sont conscientisés. En en étant conscient, on élimine le passé et le futur pour être dans le présent, pour être présent. On peut également prendre du temps pour avancer sur des projets. Nécessité alors de s’accorder sur ce que je peux apporter et ce que j’ai à te demander.

Prendre du temps pour soi c'est capital - Blogue

Prendre du temps (bien différent de prendre son temps) peut aussi être source de tension si la gestion de nos temps est différente. Si je lis et que tu t’agites à côté, je vis de la culpabilité, je me sens égoïste. Et si je ne sais pas m’arrêter pour du « temps à rien » alors je m’épuise, je suis fatigué de courir après ce temps que je crois avoir. L’impression d’avoir gaspillé son temps, sentiment de dépit, apparaît alors même si je suis fier de ce que j’ai accompli.

Pour les personnes seules, l’impossibilité d’échanger son temps, d’équilibrer temps d’action et de repos, peut nous mettre « en bagarre avec ce temps ».

A l’unanimité, un moment de qualité dans notre relation c’est se regarder, se toucher, s’écouter, se livrer. « C’est se donner et recevoir. » Qu’il soit programmé ou pas, que notre relation soit bonne ou moins, il sera bien vécu s’il n’entre pas en concurrence avec des soucis, des pensées parasites, des contingences matérielles et psychiques. Quant aux manières de se l’accorder, c’est un peu chaque couple qui invente tout en remarquant que l’un est plus souvent à l’initiative. Et cela nécessite de la détermination, c’est une démarche volontariste que des raisons parfois bien futiles peuvent venir freiner.

Passé, présent, avenir, comme guide de nos choix de couple. Pour cette question, nous constatons que nous avons tous bien évolué au cours de notre vie. Le passé est généralement vécu comme un socle qui permet au présent de regarder vers le futur. Le passé est source de sécurité, il nous permet d’avancer sans regretter.Quand le futur se fait préoccupant, il nous décroche du présent, ce présent qu’il nous est souvent difficile de savourer.

Et de conclure : « Vivre vers l’avenir est mon présent … »

Et pour aller plus loin, quelques textes d’évangile :

Le royaume de Dieu est déjà parmi nous
Noces de Cana : « Mon heure n’est pas encore venue. » Jn 2 ;1-4
Les 40 jours dans le désert, Mt 4 ;2
La construction du temple en 3 jours, Jn 2 ;19

* Source : conférence du 17 février 2018 de Sœur Marie-Raphaël de Hemptinne