En nous promenant à la campagne, nous passons à côté d’une rangée de marguerites. J’en cueille une (paaas bien !) et distraitement, je commence à l’effeuiller en te disant : « Je t’aime un peu, beaucoup, passionnément, … » et tu m’arrêtes en me demandant ce que serait « aimer passionnément ».
Qu’est-ce qu’un être passionné ? Le passionné est un être amoureux … de la vie, d’un être aimé.
Pour être passionné, il faut accepter de plonger à corps perdu dans sa passion et dès lors, l’intensité des émotions ressenties nous transporte.
Pour être passionné, il est important de vivre pleinement sa vie, de savoir prendre des risques, de rester confiant, de demeurer attentif et autocritique, et d’être créatif.
Évoquer le mot « passion » amène inévitablement à l’esprit une notion de grande intensité : « Il s’est plongé passionnément dans la lecture de ce roman » veut dire que c’est une activité qui lui a pris du temps et de l’énergie ; « L’enseignement, c’est ma passion ! » signifie qu’on s’y investit à fond et qu’on y vit quelque chose d’excitant ; « Je suis tombé passionnément amoureux de … » veut dire qu’au contact de cette personne, je vis des sentiments très intenses.
A regarder le mot « passion » au dictionnaire, il est étonnant de constater que la première définition est « souffrance », avant d’arriver (parmi les 7 autres définitions) à « état affectif et intellectuel assez puissant pour dominer la vie de l’esprit, par l’intensité de ses effets, ou par la permanence de son action » ou à « amour quand il apparaît comme un sentiment puissant ou obsédant » ou encore à « affectivité violente qui nuit au jugement ».
Quand je m’interroge sur ce qui me passionne, y a-t-il quelque chose dans ma vie qui correspond à une des définitions ci-dessus ? Ne sont-ce pas plutôt des centres d’intérêt qui me font vibrer sans atteindre nécessairement ce caractère puissant et obsédant ? En quoi cela impacte-t-il ma vie et ma relation aux autres ?
Si l’on regarde l’aspect positif d’une passion/centre d’intérêt, c’est que ce quelque chose qui nous habite, nous met en émoi et nous fait « vibrer », participe à notre équilibre personnel ou de couple. C’est un état ou une activité qui nous fait du bien, qui nous nourrit, qui rencontre nos besoins.
Prendre du temps pour soi peut être bon pour notre vie à deux !
Mais pour autant, ce n’est pas toujours évident de vivre cela en toute tranquillité d’esprit : comment trouver un équilibre entre le temps que j’y consacre et le temps de vie familiale ? Comment bien vivre ce moment à soi alors que l’autre s’occupe des tâches ménagères ou gère les enfants ? Comment parvenir à te partager ce que j’y vis sans te noyer dans mon enthousiasme ? Est-ce que je m’autorise à prendre du temps pour moi ? Et puis toi, quel regard vas-tu poser sur mon investissement dans ce qui pourrait n’être qu’un jardin personnel ? Pourras-tu y trouver ta place ?
Comme nous l’avons déjà expérimenté pour d’autres sujets, le dialogue reste central pour que ces passions/centres d’intérêt soient bien vécues : comment aménager l’agenda pour que l’activité de l’un ne frustre pas l’autre, comment être en accord avec ses besoins sans nuire à l’épanouissement de l’autre, en respectant l’autre dans son jardin secret.
A vous maintenant de plonger dans ce journal pour y lire ces différents témoignages et vous questionner à votre tour sur vos passions de vie.
Claire et Benoît Crutzen
En nous promenant à la campagne, nous passons à côté d’une rangée de marguerites. J’en cueille une (paaas bien !) et distraitement, je commence à l’effeuiller en te disant : « Je t’aime un peu, beaucoup, passionnément, … » et tu m’arrêtes en me demandant ce que serait « aimer passionnément ».
Qu’est-ce qu’un être passionné ? Le passionné est un être amoureux … de la vie, d’un être aimé.
Pour être passionné, il faut accepter de plonger à corps perdu dans sa passion et dès lors, l’intensité des émotions ressenties nous transporte.
Pour être passionné, il est important de vivre pleinement sa vie, de savoir prendre des risques, de rester confiant, de demeurer attentif et autocritique, et d’être créatif.
Évoquer le mot « passion » amène inévitablement à l’esprit une notion de grande intensité : « Il s’est plongé passionnément dans la lecture de ce roman » veut dire que c’est une activité qui lui a pris du temps et de l’énergie ; « L’enseignement, c’est ma passion ! » signifie qu’on s’y investit à fond et qu’on y vit quelque chose d’excitant ; « Je suis tombé passionnément amoureux de … » veut dire qu’au contact de cette personne, je vis des sentiments très intenses.
A regarder le mot « passion » au dictionnaire, il est étonnant de constater que la première définition est « souffrance », avant d’arriver (parmi les 7 autres définitions) à « état affectif et intellectuel assez puissant pour dominer la vie de l’esprit, par l’intensité de ses effets, ou par la permanence de son action » ou à « amour quand il apparaît comme un sentiment puissant ou obsédant » ou encore à « affectivité violente qui nuit au jugement ».
Quand je m’interroge sur ce qui me passionne, y a-t-il quelque chose dans ma vie qui correspond à une des définitions ci-dessus ? Ne sont-ce pas plutôt des centres d’intérêt qui me font vibrer sans atteindre nécessairement ce caractère puissant et obsédant ? En quoi cela impacte-t-il ma vie et ma relation aux autres ?
Si l’on regarde l’aspect positif d’une passion/centre d’intérêt, c’est que ce quelque chose qui nous habite, nous met en émoi et nous fait « vibrer », participe à notre équilibre personnel ou de couple. C’est un état ou une activité qui nous fait du bien, qui nous nourrit, qui rencontre nos besoins.
Prendre du temps pour soi peut être bon pour notre vie à deux !
Mais pour autant, ce n’est pas toujours évident de vivre cela en toute tranquillité d’esprit : comment trouver un équilibre entre le temps que j’y consacre et le temps de vie familiale ? Comment bien vivre ce moment à soi alors que l’autre s’occupe des tâches ménagères ou gère les enfants ? Comment parvenir à te partager ce que j’y vis sans te noyer dans mon enthousiasme ? Est-ce que je m’autorise à prendre du temps pour moi ? Et puis toi, quel regard vas-tu poser sur mon investissement dans ce qui pourrait n’être qu’un jardin personnel ? Pourras-tu y trouver ta place ?
Comme nous l’avons déjà expérimenté pour d’autres sujets, le dialogue reste central pour que ces passions/centres d’intérêt soient bien vécues : comment aménager l’agenda pour que l’activité de l’un ne frustre pas l’autre, comment être en accord avec ses besoins sans nuire à l’épanouissement de l’autre, en respectant l’autre dans son jardin secret.
A vous maintenant de plonger dans ce journal pour y lire ces différents témoignages et vous questionner à votre tour sur vos passions de vie.
Claire et Benoît Crutzen