Ce journal a été réalisé entièrement durant la période de confinement. Période difficile où tout se réinvente. Cependant, s’il y a bien quelque chose que nous avons pu apprécier et certains plus que d’autres, c’est ce soleil radieux.
Mais après trois mois de ce soleil parfois accablant, vient à manquer un élément essentiel, l’eau. Et voici donc le thème de ce journal. L’eau, élément à l’origine de la vie. Essentiel à tous. Elément qui, quand il se raréfie, fait craindre pour notre équilibre. Elément, qui quand il se déchaîne, peut faire peur, peut détruire.
Et dans notre relation, comment est-ce que j’utilise ma créativité pour créer un milieu favorable comme l’eau l’est pour la vie ?

Notre créativité peut être en berne ou sans nouveauté ou distillée goutte à goutte. « C’est comme planter sans arroser … ». Arroser, ne serait-ce pas alors proposer et entrer en dialogue ?
En ce temps de confinement où nous pouvons nous sentir « comme un poisson qui cherche son oxygène », où nous pouvons nous refermer sur nous-même, où le compliqué devient simple (ou inversement), la présence que nous avons l’un à l’autre, le temps que nous récupérons est une eau rafraîchissante pour autant que nous soyons en éveil, que nous pensions à ouvrir les robinets du dialogue, de la présence réelle, d’une écoute engagée : « L’image de l’eau s’apparente à l’écoute. Elle doit pouvoir s’écouler librement, faire son propre chemin, peu importe les détours ».

Plus personnellement, nous pouvons apprécier quand notre conjoint, un proche vient étancher notre soif. Soif de pouvoir dégager du temps, soif de liberté dans les limites du confinement actuel, soif d’acceptation. « Ton regard bienveillant me relève, m’aide à m’accepter telle que je suis et me rappelle que je suis aimable même si je ne suis pas parfaite ». Mais pour étancher notre soif, pour obtenir ce verre d’eau, il ne faut pas vivre dans l’attente. Il faut que le besoin soit perçu ou exprimé. « Si je reste dans ma bulle, dans ma grotte, je me vois me dessécher. Toi, tu me secoues, tu me fais regarder autrement. La vie prend une autre saveur. »
D’un autre côté, je peux me mettre également en quête d’eau, être mon propre sourcier afin d’étancher ma soif. Et actuellement, avec ce repli sur soi que nous impose la situation, notre soif de lien social, de projet, de liberté se mesure d’autant plus et nécessite de nous mettre en route de manière volontaire.
Soyons en éveil, soyons présents à ce qui se présente à nous. « Étreindre m’est proscrit. Cela me laisse tel un oued asséché, le torrent s’étant perdu dans les sables, sans être parvenu à fertiliser, ou à peine… » – « Vivre ce moment présent, c’est comme lorsqu’on boit une boisson rafraîchissante alors qu’on a vraiment soif et qu’on goûte son bienfait ».
Soyons à l’écoute de soi. Besoin de remonter à ma source, « à la quête de mon moi ». Entre besoin de solitude et de distance – « J’ai soif de retrouver un équilibre entre les moments de solitude, de promenade seule dont j’ai besoin… » – et de rééquilibrage – « Besoin pour nous deux de regarder demain, notre santé, notre tendresse, nos activités en solo ou en duo. ».

Et puis, parfois, l’eau fait peur. Nous avons peur de couler. L’eau devient hostile. Cette période de pandémie assortie du confinement, nous fait tanguer et la peur de couler nous envahit. A quoi nous raccrocher ? Soyons attentifs à nos pensées flash, à nos comportements qui nous en disent long sur l’intensité de nos sentiments. De nos échanges ont émergé les mots suivants : Inquiétude, incertitude, garder la tête hors de l’eau, « Paniquer, ce serait couler», « Je me raccroche à l’espoir de certains mots optimistes », « Je veux prendre distance avec les statistiques et les informations ».
Et quand il s’agit de l’impact sur notre boulot : « Je peux m’appuyer sur ta disponibilité à m’écouter, à m’ouvrir les yeux », « Je peux me raccrocher à ton optimisme légendaire », « Je me raccroche aussi à toi qui peut m’écouter, me rassurer, me protéger ».
Songeons aussi à ceux qui perdent un être cher, leur être cher : « J’ai eu l’impression d’un écroulement intérieur. C’était hier. Si ce n’est pas couler, ça ? Mais, aussitôt, j’ai réagi en allant au-devant du présent. Je me suis raccroché… en décrochant mon téléphone ! »
Enfin, nous vous proposons une dernière question inspirée d’une animation-dialogue du WE « Amour et Engagement ». Un voyage symbolique, imaginaire. N’hésitez pas à employer tout le champ lexical tournant autour de la navigation. Vous verrez, c’est ludique et enrichissant. Extraits de nos échanges : « Malgré les avis de tempêtes, de méchantes vagues dans notre relation, cela ne m’a pas empêché de croire que je pouvais continuer à avancer toutes voiles dehors » – « Il m’a fallu naviguer longuement pour que je puisse m’apaiser par le biais de pensées positives. Et si je prends conscience que tu es avec moi sur notre bateau, c’est bien plus serein » – « …en pleine mer ! Avec la ligne circulaire de l’horizon pour seule frontière et quelques étoiles pour fixer ma route, vers un point qui est là-bas… À la fois barreur et passager, comme mes compagnons de voyage qui, comme moi, ne savent rien de plus du voyage que d’entendre le clapotis de l’eau sur l’étrave. A grandi en moi, un sentiment d’humanité et de fraternité dans le voyage de la vie qui nous mène vers un port inconnu. Et ce n’est pas ce point qui m’importe, mais le fait d’y cingler ensemble ! Le voyage, la navigation, ne sont que changements, de lieu et de milieu tout à la fois. »
Titou&Manu
Ce journal a été réalisé entièrement durant la période de confinement. Période difficile où tout se réinvente. Cependant, s’il y a bien quelque chose que nous avons pu apprécier et certains plus que d’autres, c’est ce soleil radieux.
Mais après trois mois de ce soleil parfois accablant, vient à manquer un élément essentiel, l’eau. Et voici donc le thème de ce journal. L’eau, élément à l’origine de la vie. Essentiel à tous. Elément qui, quand il se raréfie, fait craindre pour notre équilibre. Elément, qui quand il se déchaîne, peut faire peur, peut détruire.
Et dans notre relation, comment est-ce que j’utilise ma créativité pour créer un milieu favorable comme l’eau l’est pour la vie ?

Notre créativité peut être en berne ou sans nouveauté ou distillée goutte à goutte. « C’est comme planter sans arroser … ». Arroser, ne serait-ce pas alors proposer et entrer en dialogue ?
En ce temps de confinement où nous pouvons nous sentir « comme un poisson qui cherche son oxygène », où nous pouvons nous refermer sur nous-même, où le compliqué devient simple (ou inversement), la présence que nous avons l’un à l’autre, le temps que nous récupérons est une eau rafraîchissante pour autant que nous soyons en éveil, que nous pensions à ouvrir les robinets du dialogue, de la présence réelle, d’une écoute engagée : « L’image de l’eau s’apparente à l’écoute. Elle doit pouvoir s’écouler librement, faire son propre chemin, peu importe les détours ».

Plus personnellement, nous pouvons apprécier quand notre conjoint, un proche vient étancher notre soif. Soif de pouvoir dégager du temps, soif de liberté dans les limites du confinement actuel, soif d’acceptation. « Ton regard bienveillant me relève, m’aide à m’accepter telle que je suis et me rappelle que je suis aimable même si je ne suis pas parfaite ». Mais pour étancher notre soif, pour obtenir ce verre d’eau, il ne faut pas vivre dans l’attente. Il faut que le besoin soit perçu ou exprimé. « Si je reste dans ma bulle, dans ma grotte, je me vois me dessécher. Toi, tu me secoues, tu me fais regarder autrement. La vie prend une autre saveur. »
D’un autre côté, je peux me mettre également en quête d’eau, être mon propre sourcier afin d’étancher ma soif. Et actuellement, avec ce repli sur soi que nous impose la situation, notre soif de lien social, de projet, de liberté se mesure d’autant plus et nécessite de nous mettre en route de manière volontaire.
Soyons en éveil, soyons présents à ce qui se présente à nous. « Étreindre m’est proscrit. Cela me laisse tel un oued asséché, le torrent s’étant perdu dans les sables, sans être parvenu à fertiliser, ou à peine… » – « Vivre ce moment présent, c’est comme lorsqu’on boit une boisson rafraîchissante alors qu’on a vraiment soif et qu’on goûte son bienfait ».
Soyons à l’écoute de soi. Besoin de remonter à ma source, « à la quête de mon moi ». Entre besoin de solitude et de distance – « J’ai soif de retrouver un équilibre entre les moments de solitude, de promenade seule dont j’ai besoin… » – et de rééquilibrage – « Besoin pour nous deux de regarder demain, notre santé, notre tendresse, nos activités en solo ou en duo. ».

Et puis, parfois, l’eau fait peur. Nous avons peur de couler. L’eau devient hostile. Cette période de pandémie assortie du confinement, nous fait tanguer et la peur de couler nous envahit. A quoi nous raccrocher ? Soyons attentifs à nos pensées flash, à nos comportements qui nous en disent long sur l’intensité de nos sentiments. De nos échanges ont émergé les mots suivants : Inquiétude, incertitude, garder la tête hors de l’eau, « Paniquer, ce serait couler», « Je me raccroche à l’espoir de certains mots optimistes », « Je veux prendre distance avec les statistiques et les informations ».
Et quand il s’agit de l’impact sur notre boulot : « Je peux m’appuyer sur ta disponibilité à m’écouter, à m’ouvrir les yeux », « Je peux me raccrocher à ton optimisme légendaire », « Je me raccroche aussi à toi qui peut m’écouter, me rassurer, me protéger ».
Songeons aussi à ceux qui perdent un être cher, leur être cher : « J’ai eu l’impression d’un écroulement intérieur. C’était hier. Si ce n’est pas couler, ça ? Mais, aussitôt, j’ai réagi en allant au-devant du présent. Je me suis raccroché… en décrochant mon téléphone ! »
Enfin, nous vous proposons une dernière question inspirée d’une animation-dialogue du WE « Amour et Engagement ». Un voyage symbolique, imaginaire. N’hésitez pas à employer tout le champ lexical tournant autour de la navigation. Vous verrez, c’est ludique et enrichissant. Extraits de nos échanges : « Malgré les avis de tempêtes, de méchantes vagues dans notre relation, cela ne m’a pas empêché de croire que je pouvais continuer à avancer toutes voiles dehors » – « Il m’a fallu naviguer longuement pour que je puisse m’apaiser par le biais de pensées positives. Et si je prends conscience que tu es avec moi sur notre bateau, c’est bien plus serein » – « …en pleine mer ! Avec la ligne circulaire de l’horizon pour seule frontière et quelques étoiles pour fixer ma route, vers un point qui est là-bas… À la fois barreur et passager, comme mes compagnons de voyage qui, comme moi, ne savent rien de plus du voyage que d’entendre le clapotis de l’eau sur l’étrave. A grandi en moi, un sentiment d’humanité et de fraternité dans le voyage de la vie qui nous mène vers un port inconnu. Et ce n’est pas ce point qui m’importe, mais le fait d’y cingler ensemble ! Le voyage, la navigation, ne sont que changements, de lieu et de milieu tout à la fois. »
Titou&Manu